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The Social Network - David Fincher (2010)


Tomfincher

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Bon ben c'était vraiment bien, tout pareil, 2H qui sont passées en 10 minutes! Très bien mené, bien ficelé, mis en scène intelligemment hormis quelques effets dispensables (la course d'aviron notamment). Après c'est un film un peu à charge qui manque un tout petit peu d'émotion et de profondeur par rapport à l'ambition de son sujet, ce qui en fait au final plus un divertissement 3 étoiles que de la matière à réflexion, mais malgré tout c'est une histoire passionnante.

 

Je suis hyper pas client de Fincher en temps normal, même si j'avais bien aimé Seven et Panic Room et là je trouve que c'est son meilleur film.

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Vu cet après-midi, et tout à fait d'accord avec tout le monde pour dire que c'est un putain d'excellent film, et que ça fait plaisir de voir un film comme ça, qui avance comme un train, et qui montre à tous les sous Christophe Honoré de merde qu'on peut filmer des gens qui parlent sans que ce soit ennuyeux (enfin, c'est peut-être aussi parce que j'aime bien l'informatique).

 

Pas tout à fait d'accord par contre pour dire que le portrait est à charge. Déjà, j'ai cru comprendre que Zuckerberg était pas vraiment un mec cool dans la vraie vie, mais surtout il y a deux choses qui font que je trouve que le film est plutôt fair-play :

 

- A la fin y a pas vraiment de perdant : après tout les mecs gagnent leur procès. Mais surtout, tout ce qui se passe est très logique : d'un côté Zuckerberg fait un coup de pute énorme à son pote mais d'un autre côté, la société ne serait pas devenue si grosse s'il avait suivi la voie conventionnelle (enfin on saura jamais) défendue par lui, et le mec a le tort de ne pas rester après l'arrivée du fond d'investissement. Quand tu es vice-président d'une société qui pèse 500 000 dollars, tu peux mettre en pause tes études pendant quelques temps, je pense. Et surtout, le mec sait par expérience que son ami est une grosse pute extrêmement revancharde (cf. le début avec la fille). Le portrait de Zuckerberg est assez complexe : fasciné par le fondateur de Napster, mais il n'hésite pas à l'éliminer quand il s'y croit trop. Il est comme une machine capitalistique ultime, qui aspire les idées, s'y dévoue complètement, mais passe à côté de sa vie. La chanson des Beatles à la fin souligne bien ce truc. Donc du coup, c'est pas si à charge que ça : Zuckerberg est méchant, mais c'est sa façon de fonctionner, il n'est pas hypocrite là-dessus, et à la fin il est le premier à en "souffrir" (encore que le film soit peut-être un peu trop sentimental la dessus, en réalité, il est peut-être juste très content de bosser sur son projet, et pas très intéressé par les relations humaines).

 

- deuxièmement Fincher disait dans une interview ne pas être un auteur avec des thématiques, puisqu'il n'écrit pas ses scénarios, et fait des oeuvres variées. Difficile pourtant de ne pas rapprocher ce film du fight club, tant il en est le pendant réaliste. Comment une idée qui naît entre quelques personnes devient une énorme machine qui se propage par bouche à oreille, et dépasse les personnes qui étaient au départ. Ce qui est je trouve très intéressant, c'est que le fight club date d'avant facebook, et du coup c'est comme si, d'une certaine façon, la réalité dépassait la fiction.

 

Le film est extrêmement riche sur le plan thématique. Je pense que c'est le genre de film qu'on peut revoir et y voir de nouvelles choses.

 

Très fort, donc.

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L'un des plus fameux - LE plus fameux? - morceaux du groupe suisse Yello.

'oila...

 

Un des meilleurs groupes du monde. Ce que n'est pas David Fincher qui ne fait pas de musique.

 

Et David Fincher n'est pas deux minimum. C'est plus dur pour faire un groupe.

 

 

Pourtant Trent Reznor est un groupe à lui tout seul puisque NINE INCH NAILS IS TRENT REZNOR.

 

ça s'entend d'ailleurs, il a plus d'idée depuis 10 ans.

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Sinon le film, rien a dire de plus que vous.

 

Sauf la musique composé par le "mec" ci dessus, trent reznor et atticus ross, qui nous ressortent les même bliblibli depuis 10 ans et qui ici sont reloud et mal placé (mais je suis pas objectif). En tout cas quand une autre musique bien, comme dans la boite de nuit, c'est bien sympathique.

 

Voila mais le film et ben il est bien.

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Une tuerie. Fincher se met au service total du scénario d'Aaron Sorkin. Putain ces dialogues ! Peut-être un peu dommage que le film abandonne en cours de route le triple montage parallèle des témoignages. Mais je pinaille.

Et Jesse Eisenberg est absolument énorme.

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j'inaugure ce smiley pour moi :

 

pas grand chose à ajouter par rapport à vous autres, si ce n'est que contrairement à MartinG, j'ai adoré la scène de l'aviron. et le score, j'ai même pas remarqué la musique, ça devait bien de fondre avec le reste..

Sinon, ça a pas l'air compliqué de faire un bon film ? Notamment de prendre de bons acteurs (y en a pas un à jeter là), de pondre une bonne histoire, de créer un rythme etc etc.

 

J'ai l'impression de voir un film comme ça tous les 2 ans, mais ça devrait être comme ça tout le temps ! (i.e. passer un bon moment et pas voir le temps passer - c'est le but d'un film quand même au fond, non ?)

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Je serais pour ma part beaucoup moins dithyrambique que tout le monde ci-dessus.

J'ai pas détesté (les 2h sont bien passés sans bâillement ou zieutage de montre) mais j'ai pas adoré non plus. Ouais c'est l'histoire d'un geek qui devient milliardaire en piquant l'idée d'un autre.

Ok, l'histoire à la base n'est pas trés rock'n'roll, y a pas de rebondissement haletant mais je l'ai suivi. Sans plus.

Surprenante sinon la scène de la teuf avec les 2 flics qui débarquent et de voir des dizaines et des dizaines de gugusses flipper devant eux

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Alors là, je vais pas sortir le gif "claquage de beignet" parce que je ne suis pas certain de savoir ce qu'il signifie vraiment, mais le dernier Fincher, The Social Network, est véritablement un chef d'oeuvre.

 

J'ai été absolument passionné par le sujet du film. Comme toujours avec Fincher, les niveaux de lecture sont multiples, mais là c'est vraiment un film à tiroirs qui aborde, directement ou bien de façon plus subliminale, des tas de thèmatiques dans lesquelles le spectateur ira piocher selon ses préocupations, ses références, son humeurs du moment.

 

Bien évidemment, The Social Network est beaucoup plus qu'une simple narration de la création de Facebook. C'est la genèse du phénomène cuturel, social, commercial (cela dépend dans quelle case vous placez FB; peut-être toutes à la fois) le plus foudroyant que le monde ait connu, à en devenir presque effrayant. C'est l'histoire d'une poignée de gamins à peine sortis de l'adolescence qui créent un succès planétaire qui va les dépasser. C'est une histoire sur l'angoisse d'être le cinquième Beatles, celui quitta le groupe en 1962. C'est l'histoire du rêve américain dans tout ce qu'il a de plus magique et de plus sombre à la fois. C'est une histoire sur la génération des 20/30 ans en 2010. C'est encore une histoire sur le fomidable pouvoir d'incubation de talents des facs américaines. Bref, Fincher, quand il a reçu le script savait qu'il tenait là un thème en or et a du bien se frotter les mains.

 

La musique est diabolique comme toujours avec Fincher. La mise en scène, le ryhtme sont aux petits onions, même si ici encore (comme déjà entrevue dans Zodiac) Fincher laisse les effets de manche de côté: il n'a plus besoin de ça, il n'est plus le chien fou des Se7en et Fight Club, aujourd'hui il est devenu LE patron.

 

Je vais attendre d'aller le revoir ce week-end pour d'avantage développer mes pensées, mais pour moi il s'agit là tout simplement du meilleur Fincher en date.

 

En attendant, je propose à ceux qui ne l'auraient pas vu le somptueux deuxième trailer du film:

 

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  • 2 weeks later...
Les acteurs sont tous très bons, notamment Jesse Eisenberg, toujours sur le film du rasoir entre le mec cool, exaseperant, enervant, arrogant, touchant

Bof, je l'ai pas trouvé si profond le personnage de Mark Zuckerberg.

Je l'ai même trouvé un peu limité dans une posture agaçante/tête-à-claque. Je sais pas comment est le vrai Zuckerman dans la vraie vie, mais j'ai eu envie de le cogner les 3/4 du film... En tout cas je trouve que Fincher en fait pas grand chose. Après, si le mec a le charisme d'une huitre, c'était pas la peine non plus de l'épaissir.

 

Sinon, oui, les 2 heures passent trèèèèèèèès vite, après, outch ! Dieu que c'est bavard. Cinématographiquement je suis resté un peu sur ma faim (y'a guerre que la scène de l'épreuve sportive où Fincher semble avoir enfin quelque chose à filmer), après, je trouve le ton du film assez juste et je trouve que ça épingle bien le changement générationnel qu'on vit en ce moment : les fils à papa qui n'ont plus leur place assurée dans le monde, les "geeks" qui prennent le pouvoir et qui deviennent à leur manière une nouvelle forme d'aristocratie toute aussi puante que l'ancienne, l'ultralibéralisme hyper assumé mais "à visage humain"...

 

Bref, intéressant.

De là à crier au chef d'œuvre...

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les fils à papa qui n'ont plus leur place assurée dans le monde, les "geeks" qui prennent le pouvoir et qui deviennent à leur manière une nouvelle forme d'aristocratie toute aussi puante que l'ancienne, l'ultralibéralisme hyper assumé mais "à visage humain"...

 

Euh, sans lancer un debat de 350 pages que, de plus, je n'aurai pas le temps de suivre ces jours ci, je dois dire que je partage pas du tout ta vision de la chose, ET pour la société, ET pr le film de Fincher. Je pense au contraire que les fils à papa ont plus que jamais leur place assurée dans le monde. Avant, tu avais une sorte d'ascenseur social, de méritocratie qui fonctionnait encore un peu, alors qu'aujourd'hui, tu peux avoir fait des tas d'années d'études brillantes, on te preferera tjrs n'importe quel pistonné "fils de" justement.

Les geeks qui prennent le pouvoir, pour moi, hormis qques exemples marquants (Gates, Jobs, etc... ds l'informatique + Jackson, etc... au cinéma) je pense que c'est surtout un fantasme des geeks eux mêmes qui se croient arrivés et pensent tous pouvoir finir comme ça alors que la réalité est tout autre...

Et pr l'ultraliberalisme, je suis d'accord, il est là et assumé, mais je vois pas en quoi il est spécialement "à visage humain" !

 

Bref, je ne te rejoins pas ! Mais c'est pas grave non plus !

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Les geeks qui prennent le pouvoir, pour moi, hormis qques exemples marquants (Gates, Jobs, etc... ds l'informatique + Jackson, etc... au cinéma) je pense que c'est surtout un fantasme des geeks eux mêmes qui se croient arrivés et pensent tous pouvoir finir comme ça alors que la réalité est tout autre...

Et pr l'ultraliberalisme, je suis d'accord, il est là et assumé, mais je vois pas en quoi il est spécialement "à visage humain" !

Les scènes de "travail" dans la maison en Californie sont assez révélatrices de ce point de vue là.

Ils montent une boite qui rapporte des tonnes de fric, ils s'installent dans une petite maison, y'a un côté pseudo familial et finalement hyper hypocrite, tous le monde se la joue cool, alors que dans le fonds, personne n'a le droit de quitter l'ordinateur des yeux.

J'ai vu pas mal ça autour de moi, dans des métiers un peu "branchés" (surtout liés à l'informatique, à la communication ou à l'art) : on te balance dans une ambiance de travail soit disant "détendue", on te demande de traiter tes collègues comme tes amis, faut tutoyer les gens, t'as le droit de venir en baskets et mal rasé, t'es censé te sentir bien au milieu des meubles Ikéa, entre deux Mac G5, mais au final t'es pas mieux traité que dans une boite où le patron est un vrai connard qui s'assume comme tel.

 

C'est de cette nouvelle race de patrons que je cause, après je suis loin de faire une généralité, je sais qu'il reste un fort élitisme partout dans le milieu du travail. Reste que je vois de plus en plus ce genre d'entreprises se monter autour de moi. C'est pourquoi je dis que c'est une forme de capitalisme "à visage humain", alors qu'au fond les patrons de ces boites n'en restent pas moins omnibulés par l'argent. On essaie juste de te faire croire que tu travailles dans un cadre "éthique".

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Je pense que toi et DPG pensez la même chose, mais l'exprimez de manière différente. Je crois que DPG a surtout retenu l'aspect envers du décor dont tu parles pour l'aspect "visage humain" de ce capitalisme, où si tu t'éloignes un moment de la boîte pour terminer ton diplôme, tu te fais virer et rayer des statuts de la boîte que tu as fondé avec ton argent.

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  • 1 month later...

Gross interview de Fincher dans Collider pour la sortie blu-ray de the social network : http://collider.com/david-fincher-interview-social-network-girl-with-dragon-tattoo/67432/

 

Vraiment très intéressante, bien qu'un peu compliquée à lire (la retranscription est pas très fluide) : on comprend mieux pourquoi Fincher fait autant de prises : pour ceux qui ne la liront pas, en gros il explique que les premières prises servent à poser l'ambiance, ensuite ils retravaillent en accentuant certaines choses, et au montage, il prend des bouts de trois ou quatre versions de la scène qu'il monte de façon à ce qu'on voit pas que c'est pas la même prise entre le début et la fin. Ca me fait penser aux dvds lives où tu te dis : c'était un sacré concert, mais en fait il y a des bouts de plein de concert, ce qui fait que ce tu vois est un concert parfait qui n'existe pas.

 

Du coup ça rend l'idée d'oscar du meilleur acteur très intéressante : si la performance de l'acteur est composée jusque dans le moindre plan à partir de plusieurs tentatives, est-ce qu'on apprécie vraiment la performance de l'acteur ou l'oeil du réalisateur / monteur qui a su voir / amener le moment parfait ?

 

Je trouve ça particulièrement choquant quand on voit la différence de jeu d'acteur de Jake Gyllenhall dans Zodiac (parfait) et dans Love et autres drogues (au delà du nul).

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