Jump to content

Cosmopolis - David Cronenberg, 2012


Kerozene
 Share

Recommended Posts

Lu sur allociné:

 

Le vampire glamour poursuit sa mue : après Water for Elephants, qui sortira le 20 avril prochain, Robert Pattinson sera à l’affiche de Cosmopolis, nouvelle adaptation, de Don DeLillo celle-là, orchestrée par le grand David Cronenberg. Selon Deadline, l’acteur y remplacerait Colin Farrell, initialement pressenti pour incarner Eric Packer, multi-millionnaire dont on suit, une journée durant, les pérégrinations existentielles, tandis qu’il sillonne New York dans son interminable limousine. Concernant le reste du casting, Marion Cotillard, annoncée en même temps que Farrell, semble toujours assise sur le siège passager, poursuivant sa collection de grands réalisateurs anglo-saxons (Tim Burton, Ridley Scott, Michael Mann, Christopher Nolan,...). L'excellent Paul Giamatti devrait lui passer sa tête de Droopy par la portière.

 

casting peu engageant... mais le Robert en bourgeois dégueulasse (est-ce seulement de ça qu'il est question?), ça peut le faire.

Edited by Guest
Link to comment
Share on other sites

Il manque un g à Cronenberg

 

Sinon, pas lu le roman, mais de manière générale j'adore Don Delillo.

 

Normalement, ça va être classe, et j'aurais bien vu ça adapté par Michael Mann avec une bande son à base de sax et de basse slappée, mais je fais confiance au canadien.

Link to comment
Share on other sites

  • 10 months later...
  • 4 months later...

J'ai lu le bouquin une première fois il y a trois et je l'avais trouvé sympa mais sans plus.

Depuis que je saus que mon réal préféré va l'adapter, je l'ai relu deux fois en essayant de visualiser le tout... Vivement le mois de mai !

Link to comment
Share on other sites

  • 4 weeks later...
  • 1 month later...

Mise en image paresseuse et lymphatique du prodigieux roman de Don DeLillo.

 

Je dis "mise en image" et pas "adaptation", car aucun travail d'appropriation du livre n'a été réalisé : les dialogues sont de rigoureux copiés/collés de ceux du roman, et la trame narrative du film colle aux basques de l'histoire originelle. Étrangement, cette non-réappropriation fait sonner les divins dialogues du livre comme de vilains petits clichés.

 

Cosmopolis sur grand écran, c'est "L'Ultralibéralisme pour les Nuls".

Link to comment
Share on other sites

je ne sais pas ce que vaut le bouquin mais rejet quasi total en ce qui concerne, failli me barrer de la salle, film très ennuyeux mais bon je n'avais déjà pas vraiment adhéré aux Cronenberg post- "Faux semblants" (pas vu le dernier avec Keira Knightley, cela dit)

 

Pascal Laugier a adoré!!

Link to comment
Share on other sites

Les dialogues sont biens, mise à part ceux de la fin qui sont sur-explicatifs et vraiment pénibles. Toutes les scènes dans la limo sont réussis, notamment la scène du check up avec le médecin.

ça m'a donné envie de lire le bouquin

Link to comment
Share on other sites

J'avais vu la bande-annonce au cinéma, me laissant penser qu'on retrouverait le Cronenberg d'avant avec ses délires visuels et en fait le gars qui a fait cette BA est un sacré violeur, le trailer est totalement mensonger. Genre on voit deux secondes une sorte de rat géant sans savoir si c'est un truc bricolé ou une apparition fantastique style c'est important dans le film. Et en fait c'est un truc en carton pâte et on ne le voit pas plus longtemps.

 

Une fois passé cette remarque, j'ai aimé le film pour ce qu'il est. Cronenberg évite la réalisation plate, pour un huit-clos dans une voiture, il n'y a une scène qui soit filmée de la même façon qu'une autre, s'adaptant aux personnages et à la relation entretenu avec le PDG principal. J'avais très peur au début avec tous ses dialogues qu'on sent repris du livre sans une virgule de changée et finalement plus ça va plus je suis rentré dedans. Les thèmes cronenbergiens sont bien là, l'évolution du film est bien senti et certaines scènes sont hallucinantes (l'apparition d'Amalric ) mais sans aller plus loin que ça. C'est plutôt dommage d'autant plus que ça ne veut pas sortir de ses dialogues à part une petite poignée de minutes. Une sensation gênante de potentiel non-exploité, surtout que la ville bouillonnante et le chaos naissant sont superbement mis en images.

 

Il aurait pu peser, on reste néanmoins au-dessus de l'époustouflant sans plus.

Link to comment
Share on other sites

Malgré les échos plus que mitigés, je suis quand même allé jeter un oeil sur la chose, et comme le faisait remarquer DPG ailleurs, entre Twixt, Dark Shadows et ce Cosmopoulisse, putain y'a de quoi flipper quand on voit ce que sont devenus les grands d'autrefois

 

Les multiples trailers vendent en effet un autre film, sorte de coktail de sexe et de violence "comme avant" sauf que le résultat y ressemble à peine. On sent que Cronenberg porte une matière littéraire déjà très verbeuse de manière consciencieuse, sans inspiration, posant les scènes bout à bout. Autant j'excusais l'aspect théâtral de Dangerous Method vu son sujet très cérébral et ses origines, ici ça donne très envie de s'arracher les cheveux (en particulier à partir de l'apparition de Morton, où le film se décide à se poser définitivement en petit poseur philosophique à la noix). Reste un excellent cast (dont Pattinson en Patrick Bateman à la petite semaine) qui fait à peu près tout le boulot.

Link to comment
Share on other sites

Un avis qui en rejoint d'autres: captivante première partie, tout ce qui se passe dans la limousine est vraiment réussi, texte et jeu de silence par rapport à l'extérieur, intérieur démodé et à la pointe à la fois, dialogue déroutant, intervention de divers protagoniste sans liens réels. Bref, cela commence bien. Mais, mais, difficile de ne pas décrocher dans la dernière partie, dès la scène du coiffeur, bizarrement amenée comme le point de départ de l'action centrale.

ça m'a tout de même fait de la peine de voir une ou deux personnes partir à la fin durant un Cronenberg: snif! Tout fout le camp, mais là je me demande si David ne le mérite pas un peu.

Link to comment
Share on other sites

Mais le cinéma de Cronenberg est fait pour cela, il est fait pour que deux, trois gus se cassent avant la fin.

Les monuments de malaise que représentent Videodrome, Crash, un film comme La Mouche, cette impression de fascination et de répulsion, cette sensation d'être paumé en étant touché dans sa pure subjectivité: ai-je aimé ? ou non ? peu importe: je le revois demain.

De Chromosome 3 à Cosmopolis, dans une moindre mesure, c'est un cinéma qui ne s'offre pas, un cinéma qui se mérite.

Link to comment
Share on other sites

Mais c'est un film qui veut t'avoir à l'usure ! C'est le but !

Mais bizarre car perso je trouve les discussions intéressantes, ca ne faiblit pas, avec un humour à la Samuel Beckett...

Envie de le revoir.

Ca ou Little Nicky.

Link to comment
Share on other sites

 Share

×
×
  • Create New...