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No Country For Old Men - Joel & Ethan Coen (2007)


Florent
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Vu à Cannes cette année.

 

Tout simplement une BOMBE. Le meilleur Koen depuis des lustres, peut être même le meilleur tout court. Un retour au sources dans la lignée de Blood Simple, Fargo ou Lebowski dont le seul défaut est d'être un poil trop long sur la fin, mais bon rien que pour Bardem en tueur implacable, coupe au bol, armé d'un flingue d'abattoir mutifonction

 

D'ailleurs ce trailer est encore plus proche de l'esprit du film

 

http://fr.youtube.com/watch?v=K9L7Z2eMi28

 

Edited by Guest
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  • 1 month later...

Quatre nominations au Golden Globes ! yeah !

 

Motion picture—drama

“American Gangster”

“Atonement”

“Eastern Promises”

“The Great Debaters”

“Michael Clayton”

“No Country for Old Men”

“There Will Be Blood.”

 

Supporting actor

Casey Affleck, “The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford”

Javier Bardem, “No Country for Old Men”

Philip Seymour Hoffman, “Charlie Wilson’s War”

John Travolta, “Hairspray”

Tom Wilkinson, “Michael Clayton”

 

Director

Tim Burton, “Sweeney Todd”

Ethan Coen and Joel Coen, “No Country for Old Men”

Julian Schnabel, “The Diving Bell and the Butterfly”

Ridley Scott, “American Gangster”

Joe Wright, “Atonement”

 

Screenplay

Diablo Cody, “Juno”

Ethan Coen and Joel Coen, “No Country for Old Men”

Christopher Hampton, “Atonement”

Ronald Harwood, “The Diving Bell and the Butterfly”

Aaron Sorkin, “Charlie Wilson’s War”

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  • 1 month later...
Tout simplement une BOMBE. Le meilleur Coen depuis des lustres, peut être même le meilleur tout court. Un retour au sources dans la lignée de Blood Simple, Fargo ou Lebowski dont le seul défaut est d'être un poil trop long sur la fin, mais bon rien que pour Bardem en tueur implacable, coupe au bol, armé d'un flingue d'abattoir mutifonction

 

Rien à dire de plus, le premier masterpiece de cette année.

Le meilleur des Coen condensé en un seul film, des dialogues ciselés, de la violence sèche, de l'humour absurde et du scope classieux. Javier Bardem est MONUMENTAL et Josh Brolin est devenu un génie depuis qu'il s'est laissé pousser la moustache (4ème moustache-movie de suite et 4ème excellente performance).

 

Premier "il le fooooooo" de l'année, la barre est placée très haut !!!!

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  • 2 weeks later...

Vu la semaine derniere, et je ne pense etre en mesure d'en parler sereinement que maintenant.

Pourquoi un tel laps de temps ? Parce que c'est un film qui suscite de nombreuses reflexions, et cette sensation d'avoir vu un veritable chef d'oeuvre (sans pouvoir vraiment mettre le doigt dessus) m'a un peu prive de mots pour evoquer ce nouveau film des redoutables frangins.

Et pourtant, meme si c'est un film qui peut destabiliser et preter a discussion, peu importe la teneur des propos, les faits sont la: CHEF D'OEUVRE !

 

Film somme (on trouve de nombreux elements de la filmo des Coen), western existentiel et vrai polar bien noir, "No country..." est, a mon avis, le film le plus desespere de leurs auteurs.

Sur la forme, on retrouve l'impact de ces pepites que sont "Blood Simple" et "Fargo" (les scenes de fusillade sont tres percutantes, et la violence y est assez crue), des personnages bien contoures (jusqu'aux figurants de passage) et une mise en scene inventive qui parvient a creer des moments de tension vraiment haletants. Pas de musique, ce qui accentue l'aspect "brut de decoffrage" du film.

Sur le fond, "No country..." est dans la lignee d'un "Miller's crossing" ou d'un "Barber", developpant un point de vue dur mais juste sur notre epoque (avec une touche de "Barton Fink" pour le personnage de Chigurh). Avec des dialogues aux petits oignons, le film parvient aussi a distiller un humour grincant ce qui peut apparaitre comme un constante chez les Coen.

 

Josh Brolin est etonnant dans son role de cowboy en fuite perpetuelle, fuite pour sauver sa peau mais aussi pour s'en sortir et jouer au mieux sa chance de changer de vie, le spectateur n'ayant alors aucun mal a s'identifier a lui. Tommy Lee Jones trouve ici un personnage proche de celui qu'il incarnait dans son fabuleux "Trois enterrements" (mais dans une version bien plus desabusee et resignee) et il apparait plus comme un observateur des faits, sorte de porte parole des freres Coen.

Enfin, Javier Bardem joue ici une figure forte, un tueur inoubliable, veritable "Mort en marche", une Faucheuse moderne incarnee par un Bardem reellement impressionnant.

Sans oublier des seconds roles marquants et assez caustiques (le personnage de Woody Harrelson).

 

Apres les recreations que constituaient leurs recents films (jusqu'au franchement loupe "Ladykillers"), quelle satisfaction de retrouver les Coen dans une forme eblouissante, parvenant a livrer un film d'auteur certes, mais qui se double d'un vrai film de genre bien comme il faut. On pourra a la limite reprocher une certaine langueur (ce qui deconcerte lorsque l'on attend un polar direct, comme bibi) mais l'ambiance et le propos desabuse associes a une realisation percutante permettent de rendre ce film inoubliable.

L'une des grosses grosses claques de l'annee, sans aucun doute !!

 

Bon, maintenant je vais lire le bouquin...

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Vite fait avant de retourner à mon endocrinologie...

Loin de contredire mon frère, "No Country For Old Men" rattrape l'erreur de parcours précédente, à mon sens.

 

Non contents de ne pas faire de la forme un argument de front, il se dégage régulièrement un fatalisme aigu et éclairé de chaque confrontation avec "l'inéluctable".

Ptêt que je vire dans le métaphysique, mais il est vrai, qu'au delà des scènes d'action (claustrophobique dans la voiture), que jamais je n'ai autant ressenti l'impuissance face à une logique qui effraie et/ou qu'on ne comprend pas (Josh Brolin dans un premier temps en tant qu'acteur du drame puis Tommy Lee Jones en tant que témoin résigné dans un second temps, seraient les deux points d'accroche du spectateur face à l'inéluctable: Javier Bardem).

Un grand film qui sait ce qu'il a à démontré et qui ne sort pas une seule seconde de sa démonstration: brillant dans son contenu, sobre mais diablement efficace dans son contenant et profondément déprimant à la réflexion. Enfin, c'est personnel.

 

 

Oui, je sais:

Bon, et alors?

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Vite fait avant de retourner à mon endocrinologie...

Loin de contredire mon frère, "No Country For Old Men" rattrape l'erreur de parcours précédente, à mon sens.

 

Non contents de ne pas faire de la forme un argument de front, il se dégage régulièrement un fatalisme aigu et éclairé de chaque confrontation avec "l'inéluctable".

Ptêt que je vire dans le métaphysique, mais il est vrai, qu'au delà des scènes d'action (claustrophobique dans la voiture), que jamais je n'ai autant ressenti l'impuissance face à une logique qui effraie et/ou qu'on ne comprend pas (Josh Brolin dans un premier temps en tant qu'acteur du drame puis Tommy Lee Jones en tant que témoin résigné dans un second temps, seraient les deux points d'accroche du spectateur face à l'inéluctable: Javier Bardem).

Ah, ben tu vois qu'on y vient finalement !

Eh oui, Chigurh est un peu l'incarnation de la Fatalite, la mort qui frappe avec une logique qu'on ne comprends pas. "On", c'est a dire Josh Brolin d'abord, puis Tommy Lee Jones ensuite ( qui offre un point de vue general sur la situation).

Un grand film qui sait ce qu'il a à démontré et qui ne sort pas une seule seconde de sa démonstration: brillant dans son contenu, sobre mais diablement efficace dans son contenant et profondément déprimant à la réflexion. Enfin, c'est personnel.

Tu deprimes, c'est parce que t'es en pleine revision la. Retournes reviser d'ailleurs !!

(je precise, pour ceusses qui suivent pas, bouli c'est mon frangin adore en fait)

Si le film est aussi deprimant (c'est en tout cas le plus "noir" des films des Coen), c'est aussi parce qu'il dresse un constat d'impuissance face a une situation qui part en vrille, la chute des mythes de l'Amerique (l'honneur, la respectabilite des cowboys d'antan...), ineluctable donc (comme ce "Terminator" qui frappe sans etats d'ame).

 

Yep, meme une semaine apres, un sacre putain de film.

 

Oui, je sais:

Bon, et alors?

Pffff...t'inquietes pas, ici aussi on aime bien se secouer la nouille.

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Perso, j'ai pas trouvé que ça cassais des briques...

Ca commence vraiment très bien mais scénaristiquement parlant, ça s'embourbe à vitesse grand V, l'histoire sert juste à nous mener à une sorte de réflexion sur le devenir de cette Amérique complètement coupée de son ontologie.... Ce qui était prenant dans le livre de McCarthy (l'écrivain est à la fin de sa vie, il est donc bien placé pour réfléchir au sujet) ne prend pas vraiment, on a du mal à croire à la crise que traverse ce Sherrif vieilissant (Tommy Lee Jones, première fois que je le trouve sans charisme). J'ai l'impression que les Frères Coen sont un peu trop jeunes pour prendre en compte cet aspect réellement dramatique dans le roman. Du coup, ils ratent de retranscrire une bonne partie du "fond" du roman/film (on comprend le message mais il n'atteint jamais le spectateur via les images).

 

Si on s'en tient à l'histoire et au genre qu'ils abordent, là non plus rien de palpitant. Les scènes dans le 1er motel sont géniales, surprenantes, excitantes, mais à partir du milieu du film, les Coen ne cherchent plus à nous stimuler et j'ai l'impression que le film tombe dans une espère de rond-rond.

Face à l'ennui grandissant, je me suis dit que la fin allait révéler quelque chose de précis, un message, une image de fin inoubliable, une révélation en rapport avec toutes ces ellipses si brutales, mais non... Rien. Un petit monologue qui ressasse une idée qu'on avait déjà saisi très vite après le dialogue entre le Sherrif et le gros flic une heure avant.

Seul le personnage joué par Javier Bardem est incroyable. Badem le joue avec une rare intensité. Un peu maigre tout de même pour me contenter..

Edited by Guest
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  • 2 weeks later...
Sacré rigolo va: ils ont eu respectivement 53 et 50 balais en 2007.

 

 

Ben oui... Ils n'ont pas l'age du personnage de Tommy Lee Jones justement.

Je comprends ce que BCB veut dire et sur ce point, c'est à dire le personnage de Tommy Lee Jones et ce qu'il représente donc, je ne suis pas entièrement convaincu (il est vrai que la scène finale m'a été un peu gâchée par ma voisine et que son dernier monologue m'a complètement échappé). Et puis en plus j'ai jamais pu encadrer la sale gueule de ce mec ce qui n'aide pas franchement.

 

Mais sinon, c'est remarquable de bout en bout: somptueusement mis en image, brillamment réalisé, certaines scènes génèrent une tension palpable à couper le souffle (la scène à l'hôtel près de la frontière). Mais ça reste un chouilla en deçà de FARGO qui reste pour moi LA perfection issue de l'oeuvre des frangins, LE film irréprochable par excellence - bien que dénué de réflexion existentielle comme NO COUNTRY.... Et effectivement, Bardem déchire l'écran.

 

Il y a un détail qui me chiffonne... Je n'ai pas bien saisi le mic mac de Lewelski-machin dans la scène du motel....

Il fait glisser la mallette d'une chambre à l'autre via le conduit d'aération mais bizarrement, lorsque Bardem débarque en zigouillant les mexicains qui se trouvent logiquement dans une chambre qui n'a pas été louée par Lewtruc, il trouve tout de même les traces de la mallette dans le conduit.... Pas compris...

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